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07 mars 2016

Groupe Telecon à la une de La Presse+

Baptisée à l’origine Télécon, l’entreprise est née en 1967 à Trois-Rivières, dans la foulée de l’implantation des premiers réseaux de télécommunications et de câblodistribution que mettaient sur pied Québec Tel à Rimouski ou Cogeco à Trois-Rivières. Avec le temps, le groupe élargit son champ d’action en ouvrant des bureaux à Montréal et à Québec. En 2011, ses deux fondateurs décident de vendre à Capital régional et coopératif Desjardins et à la Caisse de dépôt qui injecte 60 millions dans l’entreprise qui compte 1100 employés. En décembre 2012, Télécon recrute André Héroux comme nouveau président-directeur général et les nouveaux actionnaires du groupe lui confient le mandat de développer le plein potentiel de croissance de l’entreprise, ce qu’il accepte d’emblée. André Héroux a du métier. Il a été PDG du fabricant québécois de bains et de douches Maax, de 1998 à 2006, une époque durant laquelle il a vécu la vente du groupe beauceron, en 2004, aux Fonds d’investissement J.W.Childs, Borealis et OMERS. Après avoir dirigé durant cinq ans une firme de services environnementaux, il s’est donc joint à Télécon avec la volonté de maximiser sa présence canadienne. « Quand je suis arrivé, on avait seulement une activité de construction de réseaux. Je voulais donner plus de profondeur et de visibilité à l’entreprise dans le secteur de la conception et le design et c’est pourquoi on a réalisé l’acquisition des services d’ingénierie de Netricom, une entreprise qui avait des bureaux en Ontario et dans l’Ouest canadien. « On s’est placé en situation de mieux desservir nos grands clients que sont Bell, Telus, Rogers, Vidéotron, Cogeco… sur tout le territoire canadien », explique André Héroux. Après avoir passé l’année 2013 à réduire les coûts et à réorganiser les activités de Télécon, l’entreprise a donc réalisé en avril 2014 l’acquisition des services d’ingénierie de Netricom, une entreprise en difficulté dont Guy Laliberté avait déjà été l’un des actionnaires. « Capital régional et coopératif Desjardins ont réinjecté une vingtaine de millions pour réaliser cette acquisition et on en a profité pour réaménager l’entreprise qui s’appelle maintenant Groupe Telecon. « CRCD et la Caisse ont maintenant respectivement 60 % et 30 % des actions du groupe et la direction, 10 %. On est passé de 8 dirigeants actionnaires à 22 », précise André Héroux. DES RÉSULTATS ET DES PROJETS Groupe Telecon a réalisé l’an dernier deux petites acquisitions qui ont renforcé sa présence dans de nouveaux marchés. Aujourd’hui, le groupe compte 2500 employés, dont plus de la moitié travaillent dans la division ingénierie, conception et localisation, dans une quarantaine de bureaux au pays. L’entreprise a réalisé, l’an dernier, 350 millions de revenus, le double d’il y a trois ans alors que ses profits ont eux aussi plus que doublé par rapport à il y a trois ans. Le PDG explique que Groupe Telecon est dans un marché en solide croissance et qu’il le sera pour des années encore. C’est pourquoi il a d’abord voulu bâtir une équipe de management forte, en s’associant à des partenaires d’expérience tel que Christian Paupe à titre de vice-président Finances, lui qui est un ancien chef de la direction financière chez Quebecor World, Transcontinental, Southam et Yellow Media. « Là, on a une présence nationale forte et on soumissionne sur les gros projets de nouvelles infrastructures. » — André Héroux, PDG de Groupe Telecon « Bell a annoncé qu’elle va investir 1,1 milliard pour remplacer son réseau filaire en cuivre par de la fibre optique à Toronto. On a obtenu 100 millions de ce contrat et Bell va devoir réaliser les mêmes travaux de conversion à Montréal. On va être là pour soumissionner », prévient André Héroux. Le Groupe Telecon vient aussi tout juste de soumissionner sur le contrat de 1 milliard que vient de lancer Telus pour réaliser la conversion du cuivre vers la fibre optique pour les villes d’Edmonton et de Winnipeg. « Il y a trois ans, on n’était pas dans ces marchés. Aujourd’hui, on est présent et très compétitif sur tous les marchés au Canada », souligne le PDG D’ici trois ans, Groupe Telecon prévoit hausser ses revenus à 500 millions et, d’ici cinq ans, le groupe envisage de réaliser son entrée sur le marché américain, par l’entremise d’acquisitions ciblées. Beaucoup de propriétaires babyboomers d’entreprises du secteur des télécoms arrivent à l’âge de la retraite, observe André Héroux, et ils n’ont d’autres scénarios que la vente de l’entreprise. Le PDG de Groupe Telecon est là pour les écouter… Capital régional et coopératif Desjardins et la Caisse de dépôt n’ont pas fixé d’échéancier limite quant à la poursuite de leur participation au capital de Groupe Telecon, affirme André Héroux. Ses actionnaires sont peut-être heureux de l’appréciation de la valeur aux livres de l’entreprise mais André Héroux n’écarte pas qu’une entrée en Bourse du groupe pourrait être le moyen pour ses deux principaux actionnaires de réaliser leur sortie éventuelle du capital de Groupe Telecon. Article tiré de La Presse+, Édition du 1er mars 2016

 

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